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Le Chemin de Saint-Jacques à travers Pamiers

 

Plan détaillé du circuit
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Détails de la signalétique que vous retrouverez sur l'itinéraire :

Jardins de Saint-Jean
Pupitre de départ

   

Départ du chemin aux jardins de Saint-Jean qui surplombent l'Esplanade de Milliane.

Place des Héros de Roquefixade
Lestang
Longtemps, Lestang a été le nom donné à une étendue d’eaux stagnantes proche de la ville. Une étendue intimement liée à Pamiers depuis la deuxième moitié du XIVe siècle puisqu’intégrée au système défensif de la ville. Elle contribuait en effet à renforcer les défenses que constituaient le canal et l’enceinte proches.
A la fin du XIXe siècle ce marécage a été assaini et une esplanade, dite de Milliane, a été créée là. Dès lors, le nom de Lestang n’a plus été donné qu’aux groupements d’habitations du quartier de Roumengous qui étaient les plus proches de l’ancien estang. C’est dans cette partie du quartier de Roumengous que vous entrez maintenant.

Rue de Lestang
L’hôpital Saint-Jacques
Au quartier de Lestang était fondé, vraisemblablement dans le courant du XIIIe siècle, un hôpital dédié à Saint-Jacques. Autant qu’à l’accueil des malades, cet hôpital servait à l’accueil des pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle et ce encore au XVe siècle.
Il s’élevait là où est établi désormais le groupe scolaire de Lestang.

Place Albert Tournier :
Les Vékisses
La place Albert Tournié est également connue des Appaméens comme place des Vékisses. Ce nom, elle le tient de l’établissement, dans le courant du XIVe siècle, de deux communautés religieuses non liées aux ordres religieux existants, une communauté de Béguines et une communauté de Béguins.
Béguines et Béguins laissèrent leur nom de Bequis (Béguins en langue d’Oc) à la place. Par déformation le nom est devenu Vékisses.

Place des Cordeliers :
Un couvent franciscain au quartier de Roumengous
Au quartier de Roumengous, fondé dans le courant du XIIIe siècle, plusieurs communautés religieuses s’établirent en des parties faiblement urbanisées. L’une d’elles, une communauté franciscaine, marqua particulièrement la partie septentrionale du quartier. Une marque encore reconnaissable puisque l’enclos élevé par les Franciscains autour des terres qu’ils acquirent ou reçurent reste conservé.
Les bâtiments conventuels de la communauté, intégrés à cet ensemble, ont été repris au début du XIXe siècle par les religieuses de Notre-Dame. Elles y ont créé un établissement d’enseignement encore existant.
Les Cordeliers
Le premier des ordres mendiants implantés dans Pamiers semble avoir été l’ordre de Saint-François. Une communauté franciscaine était en effet établie dans la cité dès avant 1270.
Ses membres y firent élever un ensemble conventuel qui sera remanié sans cesse jusque dans la deuxième moitié du XVIe siècle.
Durant la période troublée des années 1561 à 1628, cet ensemble conventuel sera en grande part ruiné. Rebâti pourtant entre XVIIe et XVIIIe siècles, il sera occupé dès lors par des Franciscains jusqu’en 1790.
L’ancien ensemble conventuel n’a été que peu transformé depuis la Révolution. Il est en partie visible depuis la place à laquelle les Franciscains, autrement nommés Cordeliers, ont donné leur nom.

Place du Camp
Le quartier du Camp
Le quartier du Camp apparaît dans les dernières décennies du XIIe siècle autour de l’église Notre-Dame. Durant plus d’un demi-siècle, des populations nombreuses y affluent, attirées par l’expansion extraordinaire de la ville. De fait, le quartier s’étend alors considérablement.
Pourtant, le Camp n’est véritablement rattaché à Pamiers que pendant la deuxième moitié du XIVe siècle ainsi que les autres quartiers qui s’étaient formés hors les murs de la ville depuis le XIIe siècle.
Dès lors, seul le nom de camp, signifiant champ en français, rappelera que le quartier s’était élevé sur des terres auparavant mises en culture et qu’il avait eu longtemps un caractère très rural. 
Eglise paroissiale Notre-Dame
Vraisemblablement fondée dès avant 1180-90, l’église Notre-Dame du Camp a été reprise quasi entièrement dans le courant du XIVe siècle. Regardée, dès lors, comme très supérieure à l’église du Mercadal sa rivale, qui, elle, n’avait pas été reprise depuis sa fondation, elle était considérée dans les dernières années du XIVe comme une merveille d’architecture religieuse.
Pourtant elle fut ruinée au XVIe siècle durant la période de luttes entre factions catholiques et protestantes. On la releva, entre 1643 et 1654, mais les chœur et nef nouveaux n’avaient plus la majesté des anciens.
La façade de l’église du Camp, seule conservée de l’édifice du XIVe, a été classée au titre des Monuments Historiques de la France le 23 mai 1912. L’ensemble de l’édifice est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis le   2001.

Rue Gabriel Péri
Rue Major
Entre le XIVe et le XVe siècles, la rue Major, aujourd’hui rue Gabriel Péri, attira nombre d’artisans du textile établis dans Pamiers. On la désignait d’ailleurs communément carriera major dels paradors del Camp, ce qui signifie rue majeure des pareurs du Camp.
L’activité artisanale et marchande de la cité s’amoindrissant dès la fin du XVe siècle, elle perdit bientôt la plupart de ses pareurs, tisserands et teinturiers.
Depuis lors, elle rassemble, sans que l’on puisse distinguer de spécialisation particulière, boutiques et ateliers.
Elle est actuellement l'une des rues les plus commerçantes du centre de Pamiers.

Square Jean Moulin
Foires et marchés - La plassa del blat
C’est sur les places, les jours de marché et les jours de foire, que le plus gros des échanges se sont faits dans Pamiers, en périodes médiévale et moderne du moins. Les marchands les plus nombreux se rassemblaient alors au Mercadal ou au Camp. Certains d'entre eux, marchands céréaliers, se rassemblaient cependant sur la petite plassa del blat, ou place du blé, entre quartier de Villeneuve et quartier du Camp.
C'est cette petite place qui, étendue dès le XVIIIe siècle, est devenue la place principale de Pamiers dans les dernières décennies du XIXe siècle. Les marchés s'y tiennent encore aujourd'hui, plusieurs fois par semaine. Elle est désormais nommée place de la République.

Rue Charles de Gaulle
Rue de Villeneuve  
Artère majeure du quartier - elle était dénommée carrièra major de Vilanova ou rue majeure du quartier de Villeneuve - la rue de Villeneuve était l’une des deux rues de Pamiers qui, dès avant la deuxième moitié du XIVe siècle, rassemblaient la plupart des marchands de la ville.
Marchande encore au XVIe siècle, elle est devenue par la suite plus résidentielle, au point qu'au XVIIe elle avait été renommée rue des Nobles (certains des notables de la cité avaient fait bâtir là leur hôtel particulier).
Amenant au lycée et au collège proches, elle est aujourd’hui l’une des rues les plus vivantes de Pamiers centre.

Cours de Verdun
Entre Mercadal et Villeneuve
Protégé par une enceinte dès avant 1120-30, le quartier du Mercadal s'ouvrait sur les quartiers nouveaux de Villeneuve, Piconières, la Caussade et Couserans par plusieurs portes et poternes. On en dénombrait quatre au XIVe siècle, dont la porte de Villeneuve nommée Tor de Vilanova en langue d’Oc.
Cette porte, alors qu'une bonne part de l'enceinte déjà avait été démantelée, restait encore élevée en 1891. Elle fut abattue l'année suivante et, avec elle, plusieurs immeubles alentour. La tour dite de la Monnaie témoigne aujourd'hui seule de ce que furent ces constructions dont certaines devaient être particulièrement remarquables.
Tour dite de la Monnaie
En 1589, fut décidée par ordonnance royale la translation à Pamiers de l’Hôtel des monnaies du Languedoc, jusqu’alors établi à Toulouse. Par cause de contestations nombreuses pour l’adjudication de la maîtrise de la monnaie, l’atelier ne fut jamais ouvert à Pamiers et revint en 1596 à Toulouse.
Pourtant, la commune avait fait aménager à ses frais un hôtel particulier accessible depuis la rue des Bons efforts (aujourd’hui rue du collège) dans lequel l’atelier aurait dû être installé. De cet hôtel Renaissance nous est parvenue seulement une tour escalier qui en desservait les étages, dite tour de la Monnaie.  

Place du Mercadal
Au Mercadal
Le quartier le plus ancien des quartiers de Pamiers fut, de fait, celui qui rassembla les représentants des pouvoirs civil et religieux. Y exerçèrent ainsi les représentants du comte, les représentants de la commune (au Trentat), les représentants de l’abbé puis de l’évêque en l’église du Mercadal et, dès 1308, les représentants du roi.
Très tôt quartier d’administrateurs et de gens d’église, il l’est resté. Aujourd’hui l’hôtel de ville, l’évêché et le tribunal de première instance y sont établis autour de la cathédrale.
Eglise cathédrale Saint-Antonin
Si, certainement, une église fut élevée au Mercadal dès avant les premières années du XIIe siècle, les premières mentions de cette église ne sont pas antérieures au XIIIe siècle. De fait, on ne sait que peu de cette construction primitive sinon qu’elle devait être de proportions fort modestes puisque, dès le XIVe siècle, étaient envisagées des extensions. Pourtant, les ressources ne suffisant pas à la reconstruction de l’édifice, seul un clocher fut bâti durant le XIVe siècle.
Dans les dernières décennies du XVIe siècle cette église était ruinée, clocher excepté, et lorsque la construction d’une cathédrale dans Pamiers fut décidée c’est l’emplacement de l’ancienne église du Mercadal qui fut retenu.
Entre 1662 et 1689 la nouvelle cathédrale était bâtie. Elle n’a, depuis, pas connu de transformations importantes.
Depuis le 9 août 1906, elle est Monument Historique de la France.

Avenue du Castella
Le Castella
Dès les premières années du XIIe siècle, un ensemble fort était élevé au Castella.
Renforcé dans le courant des XIIIe et XIVe siècles, cet ensemble fort présentait à la fin du XIVe un haut donjon défendu par une enceinte à quatre tours en angles.
Au XVe siècle, cette ensemble fort n’avait plus véritablement d’importance dans le système défensif de la cité. Néanmoins, il servit encore aux protestants entre 1561 et 1628, tant que durèrent les luttes entre factions religieuses.
Il fut démantelé dès 1628, par ordonnance royale et les dernières ruines de l’ensemble étaient abattues en 1879 lorsque l’aménagement, au haut du Castella, d’une esplanade pour les fêtes annuelles de Pamiers fut décidé.

Cours Saint-Vincent
Le quartier de Loumet
L’origine de la fondation du quartier de Loumet pourrait être recherchée dans l’établissement, dès les dernières années du XIIIe siècle, d’une communauté de moines mendiants de l’ordre de Saint-Augustin. Des moines mendiants qui influèrent certainement pour que le quartier qui s’étendait autour de leur couvent soit enceint et rattaché à la ville.
En 1368, l’union de Loumet à la cité était effective. Par la suite, Loumet ne dépassa pas ses murs avant le XIXe siècle mais se transforma considérablement, essentiellement du fait de l’accroissement des surfaces bâties de l’hôpital de La Garide qui y avait été élevé anciennement.

Rue Saint-Vincent
Pont Neuf 
Incontestablement, le cours de l’Ariège favorisa l’expansion de Pamiers, tant parce qu’il contribuait au renforcement de la production et de la transformation de cette production (irrigation, moulins bladiers, tanneries, foulons de drapiers…) que parce qu’il facilitait l’échange, les eaux en restant navigables longtemps.
Trois ponts avaient été bâtis sur l’Ariège pour ouvrir la ville à ceux qui, depuis l’ouest et le nord-ouest, y venaient acheter ou vendre les jours de foire ou de marché en particulier.
De ces ponts, le Neuf était certainement le plus important par le nombre de passants. Aussi, malgré les crues qui l’emportaient régulièrement, a-t-il été rebâti toujours et une dernière fois dans le courant du XIXe siècle.