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Petit historique de Pamiers

 
   

 

Pamiers - Sceau avers

 

 

Rue de la Caussade - 1895

 

 

Octroi de la croix de blé

 

Ancienne Halle

 

 

Ouvriers de l'usine métallurgique

 

Née du contact entre la montagne et la plaine, traversée par l’Ariège et frangée d’une ceinture verte au relief modeste, Pamiers a toujours exercé une attirance particulière sur les voyageurs qui s’y sont arrêtés. Déjà en 1388, Froissart vantait les charmes de cette cité : " moult deduisante (plaisante) ".
Sur un site facile à tenir, point de passage obligé pour des relations rapides entre l’Atlantique et la Méditerranée, riche en eau et en terres, elle a rapidement fixé les populations. Des présences successives ont été relevées sur les hauteurs de la ville : coteaux du Terrefort (Vicaria), buttes du Castella et du Calvaire, rives de Saint-Jean.

Au Xe siècle, sur le territoire de « Frédélas » (l’actuelle Pamiers) est bâtie l’abbaye Saint-Antonin, dont la première mention écrite date de 961.
En 1111, un accord sous forme de paréage est conclu entre l’abbé Isarn et le comte de Foix, Roger II. Dans cet acte, le nom de Pamiers est donné au seul château bâti sur la butte du Castella (« Castrum Appamie », d’Apamée en Syrie, en souvenir de la participation à la première croisade du comte Roger II). Le nom « Apamée », devenu plus tard « Pamiers », a donc été donné au château (détruit au XVIIe s.) avant de l’être à la ville dans le courant du XIIe siècle. (C'est ainsi que les habitants de Pamiers se nomment les Appaméens et Appaméennes)
Ce siècle est celui du premier développement de la ville. Mais les seuls témoins lapidaires de cette période de prospérité sont l’église du Mas Vieux à Cailloup et les portails romans de l’église du Mercadal (Cathédrale) et de Notre-Dame du Camp (remanié au XIXe s.).
Même la crise du catharisme n’entrave pas cette croissance. Pamiers, fief de l’orthodoxie, est récompensée de sa fidélité par le pape Boniface VIII qui crée l’évêché de Pamiers en 1295.
Une autre conséquence de la Croisade contre les Albigeois : l’installation dans nos murs des ordres monastiques chargés de lutter contre l’hérésie : Dominicains (rue des Jacobins), Franciscains (place des Cordeliers), Carmes (rue des Carmes) et Augustins (Loumet).
Le support économique n’est pas moins important : dotée d’un riche terroir et d’une main d’oeuvre abondante, Pamiers favorise un commerce actif dont les produits de base sont les draps et le vin. Renommé jusqu’à la Cour du roi de France, également vendu aux Anglais à Bordeaux, le vin était embarqué sur l’Ariège alors navigable, à partir de Pamiers, au port du Jeu du Mail.
Cette prospérité est gravée dans le décor urbain avec les maisons à colombages, les clochers, les tours de défense, ainsi que les canaux dérivés de l’Ariège qui alimentaient en eau les moulins tout en assurant la défense de la ville.

Pendant l’épisode douloureux des Guerres de religion, Pamiers subit d’énormes dégâts et il lui faut plusieurs décennies pour retrouver son lustre antérieur. Sous l’administration des Consuls et sous la direction des grands évêques tels François-Etienne de Caulet (1645-1680) qui s’oppose à Louis XIV dans l’affaire de la Régale, ou encore Jean-Baptiste de Verthamon (1693-1735), d’importants chantiers sont ouverts : églises à rebâtir, palais épiscopal (actuelle Mairie), Présidial (Palais de Justice).

En 1789, Pamiers est une ville florissante de 5 000 habitants. Mais la période révolutionnaire lui porte un coup terrible : elle perd son siège épiscopal, son Présidial et n’est plus qu’un chef-lieu de district, elle qui espérait prendre la direction du département de l’Ariège créé en 1790. Elle reporte alors son énergie et ses moyens dans la révolution industrielle naissante : en 1817 est créée l’usine métallurgique qui devient, dès le XIXe siècle, le “ moteur " de la ville.

Enserrée dans ses canaux, Pamiers se forge un avenir qu’elle entrevoit serein à l’image de son développement démographique ou de la réussite de quelques-uns de ses fils, au premier rang desquels figurent Gabriel Fauré et Théophile Delcassé.

Après les dures secousses de la première moitié du XXe siècle, Pamiers repart de l’avant, sa population toujours accrochée à la terre, bien que son coeur batte de plus en plus au rythme de l’Usine et d’un commerce omniprésent.
Forte de ses 16 530 habitants, elle s’emploie actuellement à consolider les acquis pour justifier son rang dans le département, mais en privilégiant la recherche d’un cadre de vie amélioré, pour le plus grand plaisir des Appaméens et des visiteurs. Une façon de redonner tout son sens à notre devise : " Que m’a feit me gardo " (" Ce qui m'a fait me garde ").

Rédaction : M. Louis Claeys, Agrégé et docteur en histoire.
Illustration : Collection Henri Rouzaud.

 


Retrouvez également l'historique de chacune des 24 communes du Pays de Pamiers  Consulter la brochure

 

 

Armoiries de Pamiers

 
I - Le Mercadal (actuellement : secteur Cathédrale-Castella-Carmel) illustré par un Lion représentant le cœur de la ville avec le château et la première enceinte. Rajoutons que le lion se trouvait dans les armes de Simon de Montfort et également dans celles de Arnaud de Villemur qui fût évêque de Pamiers (1348-1350).

II - Villeneuve (actuellement : secteur allant de la Place de la République jusqu'au Lycée, de part et d'autre de la rue Charles de Gaulle) représenté par une fleur de Lis elle symbolise, le paréage avec le roi de France Philippe le Bel.

III - Les Trois Barris (actuellement : secteur intérieur des canaux longeant le Boulevard de la Libération et le Cours Rambaud jusqu'au Marché au Bois) représenté par la Tour (ou un château) qui sont les quartiers Piconnières, la Caussade et Coserans.

IV - Roumengous (actuellement : secteur intérieur des canaux allant du Parc Municipal jusqu'à l'Ecole de Lestang) représenté par l'aigle à deux têtes sont les armes des religieux de Saint-Antoine du Viennois qui fondèrent dans ce quartier un hôpital appelé aussi Ste-Lène qui est une déformation de Sainte-Natalène, au XIIIe siècle pour accueillir les pélerins.

V - Le Camp (actuellement : secteur allant de l'Eglise Notre-Dame du Camp au Pont des Carmes et jusqu'à l'Ecole de Lestang à l'intérieur des canaux) représenté par Trois Fasces indiquent les barrières des champs clos d'un tournoi qui aurait eu lieu en 1208, pendant la célèbre conférence théologique de Pamiers, et également les clôtures du marché.

VI - Loumet (le seul quartier situé à l'extérieur des canaux, encore nommé aujourd'hui quartier de Loumet) représenté par un ormeau, qui sont des armes dites parlantes.

 

Légendes

 

Tableau représentant Ste-Natalène, Église N-D du Camp. Pamiers.

 

Fontaine miraculeuse de Sainte-Natalène

Natalène est née à Frédélas, ancien nom de Pamiers, vers l’an 360 d’une noble famille romaine; son père, gouverneur de la ville, occupait le château du Castella.
Espérant après huit filles, avoir un fils, il fut très déçu de la naissance de l’enfant et ordonna à une servante de la noyer. Au moment d’exécuter son geste, la femme fut arrêtée par Saint Martin qui justement passait par là ! Il recueillit Natalène, la baptisa, la confia à une famille chrétienne. Elle grandit dans cette religion, mais dénoncée et amenée devant le gouverneur, elle lui avoua son origine, mais également sa foi, ce qui lui valut d’être condamnée à être décapitée au bout du quartier actuel de Lestang.
Lorsque le bourreau lui trancha la tête, une source jaillit à cet endroit.
Pendant de longs siècles, cette eau fut considérée comme miraculeuse et on venait en chercher, dans l’espoir d’une guérison.
La légende rapporte un autre miracle : la sainte prenant la tête dans ses mains, rentra à Pamiers par la porte Sainte-Hélène (déformation de son nom) et marcha jusqu’à la place du Camp où elle succomba. Elle fut ensevelie dans ce lieu, et d’après la tradition, lors de la construction de l’église Notre-Dame du Camp, on lui consacra une chapelle à l’emplacement de sa sépulture.

 

Barque miraculeuse de St-Antonin.
Pamiers - Sceau avers.

 

Barque miraculeuse de Saint-Antonin

On situe vers 453 la naissance d’Antonin, fils de Frédéric, seigneur de Frédélas, et neveu de Théodoric II, roi wisigoth de Toulouse qui pratiquait l’arianisme, cette hérésie chrétienne issue de la doctrine d’Arius.
Très vite, Antonin s’oppose à son oncle; il a choisi la foi chrétienne, aussi doit-il fuir. Il abandonne sa fortune, se rend en Italie, où le pape l’ordonne prêtre, puis en Savoie, dans le Rouergue et en Espagne. Il évangélise les régions traversées et accomplit plusieurs miracles. Puis il revient à Pamiers, où il doit se cacher car les Ariens n’acceptent pas ce prince chrétien. Dénoncé il sera décapité avec ses amis Jean et Almaque sur les bords de l’Ariège. La date de sa mort, se situerait entre 498 et 506.
Son corps avait été mis en pièces; il fut enseveli par de fidèles amis chrétiens, au Mas Vieux, à l’endroit de son supplice. Mais sa tête et son bras droit furent transportés miraculeusement à Nobleval en Rouergue, dans une barque guidée par un ange sous la forme d’un ou deux oiseaux : aigles blancs ou colombes. Le bras gauche du Saint, longtemps conservé à Pamiers, fut donné à l’église de Palencia en Espagne.

 

 

fontaine miraculeuse de Saint-Anastase

Saint-Anastase, moine bénédictin de l’abbaye de Cluny, vint à Pamiers où sévissait la peste pour y soigner les malades. Sur le chemin du retour, il tomba gravement malade devant les remparts de Saint-Martin d'Oydes. Le diable lui proposa alors de le guérir en échange d’une écuelle de son sang. Mais l’écuelle était percée et saint Anastase se vidait de son sang. Il eut la force de prendre son bâton pour repousser le diable. Le bâton retomba sur les gouttes de son sang et une source jaillit aussitôt où il put se désaltérer et retrouver quelques forces. Mais il mourut quelques jours plus tard, le 16 octobre 1085, non sans avoir guéri tous les malades de la ville. Il fut enterré dans l’église et donna lieu dès lors à un culte fervent.
Vous trouverez la fontaine « miraculeuse » de Saint-Anastase (ou « de Cruchet ») au croisement de la route de Saint-Ybars et Escosse.