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24e Festival " Musiques au pays de Gabriel Fauré "

MAI. JUIN. SEPTEMBRE. OCTOBRE. 2018

GABRIEL FAURÉ - Musicien et Compositeur  (Pamiers 1845 - Paris 1924)
 

  PRÉSENTATION & PROGRAMME DU FESTIVAL 2018

 

 

 

Gabriel Fauré, enfant de Pamiers


SA VIE, SON OEUVRE

DISCOGRAPHIE

GALERIE D'IMAGES


Écoutez un extrait de " PAVANE " (pour piano et orchestre)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 

FESTIVAL " MUSIQUE AU PAYS DE GABRIEL FAURÉ "

 

Photo visuel fauré

Une ville.............................Pamiers
     Un Département.................l'Ariège
                  Un musicien..............Gabriel Fauré

Depuis 1995, le Festival « Musiques au Pays de Gabriel Fauré » célèbre le plus illustre musicien de l’Ariège, à Pamiers, ville natale où il vit le jour le 12 mai 1845, et dans le département. A travers deux séries de concerts, en mai-juin et septembre-octobre, le festival se propose de mettre en valeur, en harmonie avec le patrimoine local, les différents aspects de l’œuvre du compositeur ariégeois, mais aussi ses contemporains, ses maîtres, ses élèves. Ce festival, devenu élément incontournable de la vie culturelle et musicale ariégeoise, est reconnu et soutenu par les collectivités territoriales et de nombreux partenaires et mécènes du monde économique.

    Par ailleurs, 2009 a vu la création du Concours International de piano « Gabriel Fauré » dont l’objet est la mise en valeur de la Musique Française, en particulier celle des 19e et 20e s.

 

de GRANDS INTERPRÈTES...

Les programmes, couvrant des formes et des genres de musique variés (piano, musique de chambre, symphonique, chant choral, mélodies, orgue) ont permis d’entendre, dans les lieux mêmes où vécut Gabriel Fauré, d’éminents artistes, pour la plupart invités à plusieurs reprises, de renommée internationale et  au riche parcours discographique. Citons, entre autres, les pianistes Jean-Philippe Collard, Abdel Rahman El Bacha, Jean-Claude Pennetier, Claire Désert, Bruno Rigutto, Alain Planès, Jean-Marc Luisada, Anne Quéffelec, Jean-François Heisser, Noël Lee, Pascal Amoyel, Emmanuel Strosser,  les violonistes Régis Pasquier, Gérard Poulet, le Trio Wanderer, les Quatuors Ysaÿe, Ludwig, Alain  Moglia, Gilles Colliard et  l’Orchestre de chambre de Toulouse, Joël Suhubiette et le Chœur les Eléments, les Organistes, Philippe Lefèbvre, Olivier Latry, Louis Robilliard, André Isoir, Michel Bouvard, Jean Boyer, Marie-Claire Alain, Michel Chapuis, et les Orchestres Symphoniques de Barcelone, Perpignan-Méditerranée et du Capitole dirigé par Michel Plasson et Tugan Sokhiev.

deS PERSONNALITÉS...

Frédéric Lodéon, le célèbre producteur et présentateur de radio (France-Musique) et de télévision (Les Victoires de la musique, FR3) invité à plusieurs reprises pour présenter les concerts du  festival et dialoguer avec le public.

La célèbre cantatrice soprano, Mady Mesplé, pour une mémorable « Carte blanche » en 2010, avec l’invitation de nombreux de ses amis musiciens.

Et aussi Macha Méril, venue jouer et proposer des extraits de la correspondance entre George Sand et Frédéric Chopin pour une soirée « Feu sacré » avec la présence du pianiste Jean-Marc Luisada (Septembre 2013).

Mais également Patrick Poivre d’Arvor comme récitant de poèmes choisis, dans un spectacle « Chopin, l’âme déchirée », en mai 2014, avec le pianiste Jean-Philippe Collard.


Et en 2015, deux éminentes personnalités du monde culturel :

- Le philosophe Luc Ferry, pour une soirée « Musique et philosophie » sur le thème musical « A la recherche du Temps perdu » (œuvres pour violon, alto et piano, Thierry Huillet et Clara Cernat)

 - Le Directeur du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris et compositeur, Bruno Mantovani, venu présenter quelques-unes de ses œuvres,  dans une « Carte blanche », avec Clara Desert au piano et le Trio Wanderer.
 

 

 
 
 
 

24e FESTIVAL " MUSIQUE AU PAYS DE GABRIEL FAURÉ "

 

Fidèle à l’esprit qui a prévalu lors des précédentes éditions,avec le choix d’inviter de grands interprètes
et la volonté de s’adresser au plus « grand public »,
sans oublier le public jeune :

 

Sur le thème du DUO…

François René Duchable, au piano
et Alain Carré, récitant,
dans un spectacle sur le thème de Saint François d’Assise
et la musique de Bach a Liszt, Fauré et Debussy.

Anne Queffélec, et son fils Gaspard Dehaene
pour un programme de piano à 4 mains
autour de « Dolly » de Fauré.

Thierry Escaïch, organiste et compositeur, accompagné
par le violoncelliste Christian-Pierre La Marca,
dans un programme « Héritage de Bach »,
sur l’orgue historique de Notre-Dame du Camp


…et aussi…

Le Trio Wanderer, qui vient de fêter ses 30 ans
et a souhaité revenir fidèlement a Pamiers.

L’Orchestre Baroque de Barcelone,
pour une interprétation originale
des « Quatre saisons » de Vivaldi,
sous la direction de Gilles Colliard

Adam Laloum,
pianiste parmi les plus connus de sa génération
et Victoire de la Musique en 2016.


…Sans oublier 3 autres moments :

Les jeunes Talents
de la Région Occitanie

Le Premier Prix du 5e Concours International de piano Gabriel Fauré : Olof Hansen (originaire de Perpignan)

et la 6e édition de ce Concours International de piano, avec un jury toujours présidé par Jean-Philippe  Collard, assisté  de Claire Désert.

 

 P   R   O  G   R   A   M   M   E.

ATTENTION :
- CHANGEMENT DE DATE : LE CONCERT PRÉVU LE 5 OCTOBRE EST AVANCÉ AU 26 SEPTEMBRE


- Cliquez sur l'image pour agrandir -

 

 


 
 
Prolongez votre voyage au coeur de la musique classique
..........


" Préludes et Fugues en Musique "
en compagnie de Jean Dardigna,
Président de l'Association
" Musiques au Pays de Gabriel Fauré "

en direct sur les ondes d' Oxygène FM  (94.2 et 107)
site http://www.mjcpamiers.com/oxygene-fm.html
..Mercredi 20h/21h - Jeudi 17h/18h - Dimanche 10h/11h..
ou en podcast : cliquez ici
 

 

 


 

 

Gabriel FAURÉ, sa vie, son oeuvre

Né le 12 mai 1845,
à quatre heures du matin,
à Pamiers, au n° 17 de la rue Major

(aujourd'hui rue Gabriel Péri),

Gabriel est baptisé le lendemain,
en l'église Notre-Dame du Camp.

 Sa marraine était sa soeur aînée, Rose (1830-1895) et son parrain Amand (1834-1918), aîné des autres frères : Paul, Fernand et Albert. dernier enfant " on ne le désirait certes pas, mais on l'élèvera comme les autres ". Envoyé en nourrice à Verniolle "un jour s'étant glissé dans la botte de son père nourricier, il dégringola de toute la hauteur d'un escalier. On accourut surpris de voir une botte se mouvoir et hurler". (Gabriel Fauré, Philippe Fauré-Fremiet) A la rentrée scolaire 1849, son père Toussaint est promu directeur de l'école normale de Montgauzy à Foix. L'enfant connaît les premiers éveils à la nature au milieu de l'atmosphère et des couleurs du luxuriant verger. L'été, il retrouvait Verniolle où " le vieux curé de Rieucros venait le chercher en carriole et l'emmenait passer deux ou trois jours dans sa cure. Un jour, on vit passer la Croix dans les champs, portée par un enfant de choeur. C'était Gabriel, âgé de cinq ans, qui procédait solennellement à l'inhumation d'une sauterelle" (Philippe Fauré-Fremiet, op. cit.).

Parallèlement, le jeune Gabriel, qui avait à sa disposition le piano de l'école, et l'harmonium de la chapelle, découvrit la musique, dans un milieu familial bien peu intéressé par cet art. Il fit preuve de telles qualités que son père accepta, sur proposition de Monsieur de Saubiac, commis principal au palais législatif, en visite à Foix, de l'envoyer à Paris, à la nouvelle Ecole de Musique classique et religieuse Niedermeyer. " Au début d'octobre 1854, Toussaint Fauré conduisit Gabriel à Paris. Le père et le fils prennent la diligence à Foix, qui les mène jusqu'à Toulouse. De Toulouse, par étapes, ils gagnent Châteauroux où le train, création nouvelle, les attend ". (Philippe Fauré-Fremiet, op. cit.).

La branche des Fauré dont est issu Gabriel, est attestée dès le milieu du XVe siècle à Varilhes. De lointaines et profondes racines, des lieux et des paysages particuliers ont imprégné l'esprit créateur du musicien. Citons le témoignage de son fils : " Loin de contredire l'esprit fauréen, le pays natal l'explique plutôt, comme l'explique cette race, grave avec bonheur et gentillesse. L'Ariège, avec ses douceurs inconnues de la Grèce, sa lumière spiritualisée, est bien le pays où il devait naître; sa race est bien celle qui devait enfanter l'artiste le mieux équilibré du monde. La vision des sommets heureux fut pour lui comme un symbole. Passionnément épris de lumière, il n'a pas craint les détours les plus mélancoliques pour chercher la sérénité ".

Opposé à toute musique descriptive le musicien avouera cependant dans une lettre à son épouse, Marie Frémiet : " Ce n'est guère que dans l'andante du second quatuor que je me souviens avoir traduit, et presque involontairement, le souvenir bien lointain d'une sonnerie de clocher qui, le soir, à Montgauzy, tu vois si cela date de loin, nous arrivait d'un village appelé Cadirac, lorsque le vent soufflait de l'ouest. Sur ce bourdonnement s'élève une rêverie qui, comme toutes les rêveries, serait littérairement intraduisible ". (Lettre du 11 septembre 1906)
 

Gabriel Fauré revenait régulièrement en Ariège, heureux de revoir les membres de sa famille et en particulier ses cousins de Pamiers. Dans une lettre à Marie (17 avril 1918), il écrit : " Nous sommes partis avec Margot (la nièce de Gabriel, directrice d'Ecole Normale en retraite à Foix) lundi matin. Jean Fauré avait prêté une auto qui nous a conduits à Gaillac-Toulza (où étaient enterrés les parents de Gabriel), puis à Pamiers, où nous sommes arrivés pour dîner, et où nous avons couché. Mais là, malgré l'accueil le plus affectueux d'une innombrable quantité de cousins et de cousines, le froid m'ayant gagné, j'ai dû recourir au badigeonnage d'iode dans le dos. Hier matin, nous devions partir pour Ussat. Mais comme le temps restait aussi mauvais que possible, Margot n'a pas voulu que je continue l'excursion. Nous avons donc passé la journée à nous chauffer devant de très beaux feux, sarments et bûches, à bien déjeuner à la façon méridionale, et, le soir, nous nous sommes séparés... ".

Le dernier séjour en Ariège date de 1921. Fauré réalise son "rêve de revoir le pays natal " (lettre inédite, collection particulière) (voir reproduction en bas de page). Après un été passé à Ax-les-Thermes, villa Rose-Marguerite, il regagne Paris. Citons une dernière fois son fils : " Au tournant de la voie, il regarda Montgauzy de toute son âme, l'école et le mince clocher de la chapelle dans le crépuscule d'un beau jour. A Pamiers, deux de ses cousins l'attendaient, dont l'un exerçait encore la profession du vieux Fauré; ils s'embrassèrent longuement, comme des frères, et Gabriel dit adieu à sa ville natale ".
La présence ariégeoise l'accompagna jusque dans ses derniers jours : son médecin était le docteur Emonet, gendre de son cousin Dominique, un Ariégeois dont la mère se rappelait encore Gabriel enfant, mis en nourrice à Verniolle, marchant à petits pas dans un grand manteau blanc.

Lieux, paysages, présence familiale, souvenirs affectifs : l'Ariège est restée bien présente et vivante chez Gabriel Fauré : n'était-elle pas pour lui, " le vert paradis des amours enfantines " ?
 

                                                                                                              Jean Dardigna
                                                                                               Président de l'Association
                                                                            " Musiques au pays de Gabriel Fauré "

 

Manuscrit

 

 " Figures toi que je pense déjà à l'été et que mon rêve serait
d'aller revoir le pays natal, l'Ariège "

 

Discographie


Depuis 1995, le festival " Musiques au pays de gabriel Fauré " a invité, souvent à plusieurs reprises, les artistes contemporains interprètes reconnus de l'oeuvre de Fauré par leurs enregistrements, la plupart disponibles sur le marché :

- Oeuvre pour piano
  - Jean-Philippe COLLARD (intégrale)
- Jean-Marc LUISADA (nocturnes, extraits)
- Pascal ROGÉ (nocturnes)
- Jean-Claude PENNETIER (intégrale en cours)
 
- Musique de chambre
  - Les sonates par Gérard POULET et Noël LEE
- Les quatuors et les quintettes avec piano, le
   trio à cordes, le quatuor à cordes, par le Quatuor YSAYE
 
 - Mélodies
  - Félicity LOTT
 
 - Oeuvres pour orchestre et Requiem   - Orchestre National du Capitole
Direction : Michel Plasson

 

Portraits

 
Gabriel Fauré, à 18 ans...

 
 ... à 60 ans, Organiste de La Madeleine et
Directeur du  Conservatoire de Musique de Paris.

 
 

 
Gabriel Fauré entouré de ses élèves
Gabriel Fauré et Jean Roger-Ducasse, au piano; derrière eux, de gauche à droite,
Louis Aubert, Albert Zunc Mathot, Maurice Ravel, André Caplet,
Charles Koechlin, Emile Vuillermoz et Jean Huré

 

Sa maison natale

(Privé. Ne se visite pas)

 
La maison, au n°17 de la rue Gabriel Péri
(anciennement rue Major).
 

 
 La plaque commémorative.


 Pièce de séjour.


La chambre natale du musicien.

 

Son enfance à Montgauzy

(Près de Foix)


 La Chapelle de Montgauzy.


 L'harmonium sur lequel le jeune Gabriel découvrit la musique.