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Gabriel Fauré, enfant de Pamiers

GABRIEL FAURÉ - Musicien et Compositeur  (Pamiers 1845 - Paris 1924)
 


SA VIE, SON OEUVRE

DISCOGRAPHIE

GALERIE D'IMAGES


écoutez un extrait de PAVANE (pour piano et orchestre) 

 

 

 

 

 

" Préludes et Fugues en Musique "

Prolongez votre voyage au coeur de la musique classique
en compagnie de Jean Dardigna, Président de l'Association
" Musiques au Pays de Gabriel Fauré "

en direct sur les ondes d' Oxygène FM  (94.2 et 107)
sur le site http://www.mjcpamiers.com/oxygene-fm.html
Mercredi 20h/21h - Jeudi 17h/18h - Dimanche 10h/11h
ou en podcast : cliquez ici

 

 


 

Gabriel FAURÉ, sa vie, son oeuvre

Né le 12 mai 1845,
à quatre heures du matin,
à Pamiers, au n° 17 de la rue Major

(aujourd'hui rue Gabriel Péri),

Gabriel est baptisé le lendemain,
en l'église Notre-Dame du Camp.

 Sa marraine était sa soeur aînée, Rose (1830-1895) et son parrain Amand (1834-1918), aîné des autres frères : Paul, Fernand et Albert. dernier enfant " on ne le désirait certes pas, mais on l'élèvera comme les autres ". Envoyé en nourrice à Verniolle "un jour s'étant glissé dans la botte de son père nourricier, il dégringola de toute la hauteur d'un escalier. On accourut surpris de voir une botte se mouvoir et hurler". (Gabriel Fauré, Philippe Fauré-Fremiet) A la rentrée scolaire 1849, son père Toussaint est promu directeur de l'école normale de Montgauzy à Foix. L'enfant connaît les premiers éveils à la nature au milieu de l'atmosphère et des couleurs du luxuriant verger. L'été, il retrouvait Verniolle où " le vieux curé de Rieucros venait le chercher en carriole et l'emmenait passer deux ou trois jours dans sa cure. Un jour, on vit passer la Croix dans les champs, portée par un enfant de choeur. C'était Gabriel, âgé de cinq ans, qui procédait solennellement à l'inhumation d'une sauterelle" (Philippe Fauré-Fremiet, op. cit.).

Parallèlement, le jeune Gabriel, qui avait à sa disposition le piano de l'école, et l'harmonium de la chapelle, découvrit la musique, dans un milieu familial bien peu intéressé par cet art. Il fit preuve de telles qualités que son père accepta, sur proposition de Monsieur de Saubiac, commis principal au palais législatif, en visite à Foix, de l'envoyer à Paris, à la nouvelle Ecole de Musique classique et religieuse Niedermeyer. " Au début d'octobre 1854, Toussaint Fauré conduisit Gabriel à Paris. Le père et le fils prennent la diligence à Foix, qui les mène jusqu'à Toulouse. De Toulouse, par étapes, ils gagnent Châteauroux où le train, création nouvelle, les attend ". (Philippe Fauré-Fremiet, op. cit.).

La branche des Fauré dont est issu Gabriel, est attestée dès le milieu du XVe siècle à Varilhes. De lointaines et profondes racines, des lieux et des paysages particuliers ont imprégné l'esprit créateur du musicien. Citons le témoignage de son fils : " Loin de contredire l'esprit fauréen, le pays natal l'explique plutôt, comme l'explique cette race, grave avec bonheur et gentillesse. L'Ariège, avec ses douceurs inconnues de la Grèce, sa lumière spiritualisée, est bien le pays où il devait naître; sa race est bien celle qui devait enfanter l'artiste le mieux équilibré du monde. La vision des sommets heureux fut pour lui comme un symbole. Passionnément épris de lumière, il n'a pas craint les détours les plus mélancoliques pour chercher la sérénité ".

Opposé à toute musique descriptive le musicien avouera cependant dans une lettre à son épouse, Marie Frémiet : " Ce n'est guère que dans l'andante du second quatuor que je me souviens avoir traduit, et presque involontairement, le souvenir bien lointain d'une sonnerie de clocher qui, le soir, à Montgauzy, tu vois si cela date de loin, nous arrivait d'un village appelé Cadirac, lorsque le vent soufflait de l'ouest. Sur ce bourdonnement s'élève une rêverie qui, comme toutes les rêveries, serait littérairement intraduisible ". (Lettre du 11 septembre 1906)
 

Gabriel Fauré revenait régulièrement en Ariège, heureux de revoir les membres de sa famille et en particulier ses cousins de Pamiers. Dans une lettre à Marie (17 avril 1918), il écrit : " Nous sommes partis avec Margot (la nièce de Gabriel, directrice d'Ecole Normale en retraite à Foix) lundi matin. Jean Fauré avait prêté une auto qui nous a conduits à Gaillac-Toulza (où étaient enterrés les parents de Gabriel), puis à Pamiers, où nous sommes arrivés pour dîner, et où nous avons couché. Mais là, malgré l'accueil le plus affectueux d'une innombrable quantité de cousins et de cousines, le froid m'ayant gagné, j'ai dû recourir au badigeonnage d'iode dans le dos. Hier matin, nous devions partir pour Ussat. Mais comme le temps restait aussi mauvais que possible, Margot n'a pas voulu que je continue l'excursion. Nous avons donc passé la journée à nous chauffer devant de très beaux feux, sarments et bûches, à bien déjeuner à la façon méridionale, et, le soir, nous nous sommes séparés... ".

Le dernier séjour en Ariège date de 1921. Fauré réalise son "rêve de revoir le pays natal " (lettre inédite, collection particulière) (voir reproduction en bas de page). Après un été passé à Ax-les-Thermes, villa Rose-Marguerite, il regagne Paris. Citons une dernière fois son fils : " Au tournant de la voie, il regarda Montgauzy de toute son âme, l'école et le mince clocher de la chapelle dans le crépuscule d'un beau jour. A Pamiers, deux de ses cousins l'attendaient, dont l'un exerçait encore la profession du vieux Fauré; ils s'embrassèrent longuement, comme des frères, et Gabriel dit adieu à sa ville natale ".
La présence ariégeoise l'accompagna jusque dans ses derniers jours : son médecin était le docteur Emonet, gendre de son cousin Dominique, un Ariégeois dont la mère se rappelait encore Gabriel enfant, mis en nourrice à Verniolle, marchant à petits pas dans un grand manteau blanc.

Lieux, paysages, présence familiale, souvenirs affectifs : l'Ariège est restée bien présente et vivante chez Gabriel Fauré : n'était-elle pas pour lui, " le vert paradis des amours enfantines " ?
 

                                                                                                              Jean Dardigna
                                                                                               Président de l'Association
                                                                            " Musiques au pays de Gabriel Fauré "

 

Manuscrit

 

 " Figures toi que je pense déjà à l'été et que mon rêve serait
d'aller revoir le pays natal, l'Ariège "

 

Discographie


Depuis 1995, le festival " Musiques au pays de gabriel Fauré " a invité, souvent à plusieurs reprises, les artistes contemporains interprètes reconnus de l'oeuvre de Fauré par leurs enregistrements, la plupart disponibles sur le marché :

- Oeuvre pour piano
  - Jean-Philippe COLLARD (intégrale)
- Jean-Marc LUISADA (nocturnes, extraits)
- Pascal ROGÉ (nocturnes)
- Jean-Claude PENNETIER (intégrale en cours)
 
- Musique de chambre
  - Les sonates par Gérard POULET et Noël LEE
- Les quatuors et les quintettes avec piano, le
   trio à cordes, le quatuor à cordes, par le Quatuor YSAYE
 
 - Mélodies
  - Félicity LOTT
 
 - Oeuvres pour orchestre et Requiem   - Orchestre National du Capitole
Direction : Michel Plasson

 

Portraits

 
Gabriel Fauré, à 18 ans...

 
 ... à 60 ans, Organiste de La Madeleine et
Directeur du  Conservatoire de Musique de Paris.

 
 

 
Gabriel Fauré entouré de ses élèves
Gabriel Fauré et Jean Roger-Ducasse, au piano; derrière eux, de gauche à droite,
Louis Aubert, Albert Zunc Mathot, Maurice Ravel, André Caplet,
Charles Koechlin, Emile Vuillermoz et Jean Huré

 

Sa maison natale

(Privé. Ne se visite pas)

 
La maison, au n°17 de la rue Gabriel Péri
(anciennement rue Major).
 

 
 La plaque commémorative.


 Pièce de séjour.


La chambre natale du musicien.

 

Son enfance à Montgauzy

(Près de Foix)


 La Chapelle de Montgauzy.


 L'harmonium sur lequel le jeune Gabriel découvrit la musique.